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« Ce texte est un travail en progression et n'est pas une oeuvre terminée. N'hésitez pas à donner vos commentaires, bons ou mauvais... merci beaucoup. » Je regarde vers l'horizon... j'ai le visage livide. Cette douleur qui vient me chercher... indescriptible. Le soleil me recouvre sans me réchauffer, car le froid humide et tranchant de l'automne me transperce. Toutefois, je ne bouge pas... mes poumons respirent cet oxygène pourtant si important à la vie. Mon coeur bat la chamade afin de garder mon corps en vie et au chaud... malgré tout, cette activité est loin de mon esprit ou mon esprit est loin de moi... Mon âme est ailleurs. Elle erre vers toi, là où m'appelle le destin. Mon esprit peut maintenant quitter cette prison de chair, sans rien faire, je meurs peu à peu. L'heure arrive où je dois retourner à cette vie ici. Avançant, sans motivation, les visages passent près de moi, mais plus personne ne me remarque. Lorsque le feu est éteint, plus personne ne voit, tout un chacun dans leur propre prison allant purger leur condamnation. Puni pour être venu au monde et devant la sentence, stoïque, mort, mais fier, toujours tristement aussi loin de toi. La distance, barreaux de notre propre cellule qui séparent nos vies. En attendant la fin de cet enfer, je ne peux quitter ce corps, je dois en vivre sa torture, sa déchirure, sa souffrance d'être si loin de toi. Aucune douleur ne peut se comparer à la passion que j'ai pour toi, qui ronge mon âme tel un cancer achève un être qui ne le méritait pas... Le sang qui coule dans mes veines est l'essence de vie qui n'existe que pour toi... à chaque pensée que j'ai de toi, il fait pression de plus en plus rapidement jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ce que l'affliction devienne si intolérable qu'elle ne se ressent plus, me brûle et me consume... On peut me frapper, me torturer ou me tuer, la rage qui hante mon esprit est au-delà de ces tourments physiques... Savoir ton existence me garde en vie. Je tire sans cesse sur la chaîne qui me retient, sans m'en préoccuper, comme si elle n'existait pas, comme un animal en cage qui ne souhaite que d'être n'importe où sauf là où il est... J'attend le jour, le bon moment, où tous ces liens seront brisés et j'irai vers toi, la tête haute, fonçant sans regarder derrière, sans regret, sans remord, vers le futur et l'avenir, vers cette vie qui nous attend, nous consume et nous unis, vers le soleil, le feu, la passion et la chaleur, pour te tenir dans mes bras, pour enfin renaître et vivre, ne faire qu'un pour toujours, car rien ne nous séparera plus jamais même la mort elle-même... Fusion d'une dualité, énergie qui s'alimente de l'amour, puisant dans nos corps ce que nos âmes savent déjà, nous fera vivre même après ce passage physique et temporaire... Nous l'avons fait tellement de fois, tout recommence, tout se continue, c'est le dessein qui nous est propre, c'est notre feu, notre foi, notre destin, de vivre à se chercher et de se rechercher pour revivre... Un amour au-delà de la compréhension humaine, symbiose et harmonie, chair et sang, énergie et équilibre qui s'alimentent l'un de l'autre.... Nous sommes une partie de notre tout dont le seul destin est de s'unir inconditionnellement et pour toujours... Michel T Dallaire - 2008-11-06
Vos commentairesPosté le 21/11/2008 à 16:45 Nom: Carmen Dallaire Message: J'apprécie tes dernières poésies.
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